Programme Juin 2017

Du 12 au 16 juin : Tournée dans la Communauté des Communes du Quercy Caussadais.
Spectacles pour enfants entre 2 et  3 ans. Contes du bout du monde… 30 minutes. Entrée gratuite
Lundi 12 juin : 9h Ecole de Mirabel (82), 10h Ecole de Réalville (82), 15h Ecole de Monteils (82).
Mardi 13 juin : 9h Médiathèque de Molières (82), 11h Salle Maurice Chevalier, Caussade (82).
Jeudi 15 juin : 10h Médiathèque de Montpezat (82), 11h Médiathèque de Puylaroque (82), 15h Ecole de Saint-Cirq (82).
Vendredi 16 juin : 11h Médiathèque de Septfonds (82)

Jeudi 15 juin : 20h30 Albi à la Madeleine, « Nouvelles histoires du vieil Albi. »

Mercredi 21 juin : Fêtes de la Musique à Cordes (81), Contes sous la tente, tout public à partir de 3 ans.

Vendredi 23 et samedi 24 juin : Collectage de récits de vie dans les quartiers Le Breuil-Mazicou-les Fontanelles.

Dimanche 25 juin : Restitution des collectages dans les quartiers (lieu à préciser).

Contes Coquins à Toulouse pour la nuit du Dahu du 14 septembre 2016

C’est bientôt, à Toulouse, première Nuit du Dahu de la saison, le 14 septembre à 20h 30, Marco et Fred présenteront des extraits de leur nouveau spectacle. Ce ne sera pas « Chez ta mère » (en travaux), mais au bistrot artistique et culturel « La part du hasard ». Mais tout est sur l’affiche ci-dessous.

Affiche toulouse 2016

 

C’est gentil d’être Vénus…

Un édito tous les trois ans c’est un bon rythme !

Du coup, pour une fois, je ne peux pas me permettre de parler pour ne rien dire.

 

Par exemple, je ne vais surtout pas commencer par :

« En cette époque de Big-brotherisation accélérée, la manipulation des consciences bat son plein pour faire avaler aux peuples la gigantesque escroquerie planétaire en cours qui nous voit à grande vitesse dépossédés de tout, y compris de notre avenir, pour que continue jusqu’à la nausée le bal indécent de quelques puissants, actionnaires, militaires ou tortionnaires… »

C’est bien bon la dénonciation de l’inacceptable, mais ça reste des mots.

 

Je ne vais pas non plus me croire place de la République et proclamer :

« Voici venu le temps de l’action ! Ouvrir son cœur et faire. Ne plus attendre le feu vert des distributeurs de subventions et ne plus se soucier de normes. Car, un autre monde est en train de naître. Fait de solidarité directe, de réseaux nouveaux et d’initiatives locales. »

Il faudrait d’abord que je me secoue moi-même et que je sorte de mon trou !

 

Je ne vais pas non plus encore une fois jouer les prophètes :

« Faire renaître une parole vraie en lien avec la terre et l’eau, les plantes et les bêtes et qui touche notre cœur, nous donne envie d’aimer. Voilà qui peut paraître naïf, aux cyniques desséchés que nous sommes devenus ! Et pourtant, le vrai réveil nait du rire et de la fraîcheur, de la transparence et de la lucidité sereine. Bien sûr, le salut ne viendra pas des contes aussi requinquants soient-ils ! Mais du basculement auxquels ils nous convient. De l’arrogance méprisante de celui qui a les réponses, à l’humilité de celui qui écoute ; de la parano mégalomaniaque à l’émerveillement sans attente ; de l’avidité monumentale à la simplicité de l’appréciation. Ce monde qui naît est une femme. Il sent le printemps, il est patient, ouvert et a envie de jouer à partager. »

Parce que tout ça, c’est bien beau mais concrètement ça donne quoi ?

 

Et bien, ici un site internet enfin à jour !!!

Et le dernier spectacle après une lente maturation :

«C’est gentil d’être Vénus… »

Contes coquins et épicés

Pour adultes et adolescents.

Contes coquins à Lavaurette le 12 avril 2013

Finalement ce sera une avant première car tout n’est pas encore en place mais vous pourrez venir écouter la première mouture de « C’est gentil d’être Vénus », veillée de contes coquins et épicés. Réservé aux adultes et adolescents…

Ce sera le 12 avril 2013 à 21 h à la salle des fêtes de Lavaurette.

Remettre le conteur à zéro !

Vous n’aviez peut-être pas remarqué … Depuis près de 3 ans, ce site internet  n’avait pas été mis à jour ! Le conteur portant le nom de Marco Bénard a continué à conter et à tourner ici ou là, mais il semble avoir cessé de communiquer. Rien, aucune date annoncée, aucun événement exceptionnel et surtout aucun projet ! Comment est-ce possible ?

Aujourd’hui tout artiste se doit d’être un artiste en projet. Que dis-je, tout homme, toute femme, tout enfant de notre époque moderne se doit d’avoir un projet ! Quel est votre projet de vie ? Quel projet avez-vous en tant que mère ? Quel est le projet éducatif de vos enfants ? Inexorablement, sans presque nous en rendre compte voire le plus souvent avec notre assentiment, notre vie s’est organisée et temporalisée selon la logique efficiente des plans de développement d’entreprise. Il faut des buts, des attentes, des prévisions, des objectifs chiffrés, des résultats et des bilans précis. Vivre tout simplement ? C’est dépassé ! Aujourd’hui, on optimise nos existences, on pilote notre projet individuel et familial, on affine la gestion de nos objectifs de vie…

Non seulement, ce langage manque cruellement de poésie, mais surtout il est la marque définitive de la folie qui consiste à objectiver à un point tel la réalité (tout doit pouvoir être chiffré!) qu’au final, le sujet se trouve totalement seul et déconnecté de toute possibilité d’interaction. Pris au piège d’une représentation du monde issue de la mentalité comptable, l’existence se décline en pertes et profits, échecs ou réussites, in ou out. Fini les odeurs fortes, la merde et le vomi, le vent dans les yeux ou le froid piquant, exit l’humaine et hasardeuse condition et les frottements contre nos semblables… Bienvenue dans le moderne, clean, aseptisé, contrôlé, sécurisé, optimisé… Il y a peu, on a cru bon de faire naître les humains dans des hôpitaux. Bientôt, ce sera le cadre rêvé pour notre vie entière.

Et la mort ? Quel est votre projet de mort ? Tiens voilà quelque chose dont on ne parle guère. C’est normal. Dans la logique marchande qui est devenu notre fondement civilisationnel et individuel, la mort est une perte sèche, irréparable et qui plus est imprévisible. Résultat, cette réalité est tue, cachée, oubliée… Pourtant, sa prise en compte véritable, elle seule nous permet de démasquer l’imposture de l’existence projetée et pilotée qui nous est vendue comme inséparable de la modernité. Qui dira la valeur de la vulnérabilité, de la déroute, de la décomposition, de la perte de contrôle, de l’abandon de toutes prétentions ?

Tout cela nous fait si peur, que nous parlons, pensons, agissons sans répit. Regardez le monde : recouvert de discours bitumeux et de concepts bétonnés, croulant sous nos déchets et nos zones artisanales, découpé en zones aménagés et zones à aménager. Et on continue d’affirmer qu’il en faut davantage : du développement, de la modernité, du progrès ! Moins, moins, moins est le seul slogan vraiment radical.

La manière actuelle de penser le monde est au fond une gigantesque escroquerie. Sous des aspects posés, réfléchis et contrôlés, se cache en vérité un esprit petit, inquiet et surtout attaché à la défense de ses propres intérêts, donc ni logique ni raisonnable. Ainsi nous continuons à brûler nos dernières réserves d’énergie fossiles sans même anticiper la pénurie annoncée ni prendre en compte la réalité du réchauffement climatique. Bref, avec rigidité, froideur et aveuglement, nous maintenons le cap d’une civilisation qui se veut mondiale et le deviendra effectivement par son naufrage inéluctable.

Je vous entend déjà : Si c’est pour dire de pareilles choses, j’aurai mieux fait de garder le silence ! Mais attendez, un naufrage inéluctable n’est pas une mauvaise nouvelle. La mortalité de nos sociétés est une réalité réjouissante. Et quoi de plus propice à l’invention, la création et la poésie qu’un monde en crise où chacun s’essaie à trouver concrètement de nouvelles pistes. Voilà pourquoi, je me réveille après un si long sommeil virtuel. Juste pour dire coucou, tout bouge, restez à l’écoute !

Par contre, je n’annoncerai pas de nouveau projet donc et je ne mettrai en avant aucune prétention à renouer le lien social ou autres fadaises de technocrates. Le discours sur le discours, le discours sur les actes, le discours sur les intentions, me paraissent être les symptômes les plus avancés de la maladie de notre époque. On se regarde le nombril et on commente. Voyez : c’est ce que je suis en train de faire ! Malgré les nombreuses gifles déjà reçues, je continue le même cinéma futile. Il est temps de me taire pour de bon. Conteur à zéro !

Marco Bénard

PS : le calendrier a été mis à jour ! Une nouvelle cuvée de contes est prête à la dégustation : des contes coquins et épicés ! Certains parlent d’une avant première à Lavaurette le 12 avril 2013…

Comme toujours, nous sommes prêts pour toutes les aventures !

Festival Spirale à Pentecôte

Les 21, 22 et 23 mai, nous serons dans le Gers au festival Spirale à histoires.

A 14h 30, le samedi et le dimanche les White Spirit seront de sortie pour 1h30 de contes mystiques mi-raisins et quelques déambulations. Le dimanche à 17 heures « Krikouba » : des contes Sauvages pour les enfants pas sages.

Allez jeter un coup d’œil sur les photos des années précédentes, ça donne très envie. Du reste, on y était en 2006 et on peut garantir l’extraordinaire ambiance de cet évènement rempli d’une folle simplicité champêtre. Et puis, il y aura du beau monde comme vous pouvez le voir sur ce copié-collé de leur site.

Festival spirale à histoires

VENDREDI 21, SAMEDI 22 & DIMANCHE 23 MAI 2010

« Fermons les yeux, et faisons un vœu qu’en ce mois de Mai 2010, nous vivions une 9ème édition du festival »
Ils sont là, prêt à nous émerveiller le temps d’un week-end, les Rémy Boiron, Luigi Rignanese, Les Kag’s, Patrick Ewen, Chet Nuneta, Créton’art, Les Troubl’amours, Quality Street, L’arbassonge, l’Happyculteur etc….Alors oui, nous les utopistes debout, nous rêvons que la fabuleuse histoire de Spirale s’écrive encore… Pour nous, pour vous, pour tous les artistes….

Des arbres et des poètes…


Reçu de ma fille, aujourd’hui, cette phrase d’Andrée Chédid : « Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme qui -sans parole aucune- se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre, ou le cœur attentif à la voix d’un ami. »

Rien à ajouter. Sinon, comme quand un papillon se pose sur ma main, merci !

Lu en couverture de La Scène : « Dossier jeunes artistes : émergence et développement de carrière .» Ironie du sort, le petit village où je vis est sous la menace d’un projet de carrière de 50 hectares. Qui peut sincèrement rêver d’une carrière ? Creuser un filon pour faire de bons produits pour le marché culturel ou celui des travaux publics. Ainsi s’impose la modernité, en concassant les artistes comme les paysages…

Vu à la Géode en « 3D et son surround »,  « Les ailes du courage », le film de Jean Jacques Annaud sur Guillaumet, crashé avec son zinc sur la Cordillère, qui sauve sa vie et le courrier ! Rien à dire sur la qualité cinématographique ou les prouesses techniques, mais je suis sorti de là avec un vague malaise comme après un trop copieux repas. Et une certitude s’est faite : un bon comédien, mime ou conteur qui nous aurait raconté, avec sa voix et tout son cœur, la même (prodigieuse) histoire m’aurait laissé plus enivré, plus remué et mieux nourri, mais sans cette nausée propre à l’overdose de stimulus sensoriel.

Le conte, c’est la richesse de la simplicité. A quoi bon des effets spéciaux quand chaque auditeur fait le boulot avec délice dans la bourrasque de neige des Andes qui pique le visage. De ce point de vue, les effets spéciaux, c’est un peu la déforestation de l’imaginaire !

Écoutons des histoires, plantons des arbres dans nos espaces intérieurs!

Marco

PS : très bon accueil et beaucoup de rires en Belgique pour la première des White Spirit en salle (« Au Goût d’Autre Chose » à Namur). Prochaine étape : le festival Spirale dans le Gers, à Pentecôte, très probablement sous un arbre !

Et toujours de nouveaux épisodes des White Spirit en vidéo. Merci Gyohm !

WHITE SPIRIT / Le Bûcheron [ep#05]

WHITE SPIRIT / Le Centaure [ep#04]

WHITE SPIRIT / Le roi et le serviteur (2° partie) [ep#03]